EPA : ALO – Faut-il investir sur Alstom (EPA : ALO) cette année ?

En 2024, l’action Alstom (EPA : ALO) reste au centre de toutes les attentions après plusieurs exercices financiers difficiles et une chute marquée de son cours sur Euronext Paris. Le groupe français, leader dans le secteur ferroviaire, tente de surmonter les défis liés à son intégration complexe de Bombardier et à une situation financière tendue. Alors que le carnet de commandes affiche une belle santé, la question se pose : est-ce le bon moment pour investir sur Alstom ou faut-il redouter encore de la volatilité ? Analyse rapide et chiffres clés pour éclairer les investisseurs.

Présentation d’Alstom, un géant industriel face à ses enjeux actuels

Alstom est un acteur majeur du transport ferroviaire mondial, opérant dans des domaines variés incluant la construction de trains, la signalisation et les services associés. Sa fusion avec Bombardier en 2021, qui devait renforcer sa position face à la concurrence de poids lourds comme Siemens, Hitachi Rail, CAF ou encore Stadler, s’est avérée plus complexe que prévu. Ses principaux concurrents comme Thales, spécialiste de la signalisation, et Knorr-Bremse, fournisseur de systèmes de freinage, pèsent également dans cet environnement concurrentiel.

  • Société orientée vers les trains électriques, hybrides et à hydrogène, soutenant une mobilité durable.
  • Positionnée sur des marchés mondiaux, avec une forte présence en Europe et en Amérique du Nord.
  • Partenaire clé de la SNCF pour plusieurs programmes de trains modulaires et innovants.
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Évolution du cours de l’action Alstom et analyse technique en 2024

En 2023, Alstom a vu son action perdre plus de 45 %, pénalisée par un avertissement sur ses résultats et des difficultés opérationnelles qui ont durablement pesé sur le moral des investisseurs. Le flux de trésorerie disponible négatif et une dette importante — avoisinant les 3,4 milliards d’euros — ont alimenté cette spirale baissière. En 2024, la tendance reste baissière avec une perte supplémentaire de 8 % depuis le début de l’année, ramenant l’action sous des seuils techniques importants, avec des supports à surveiller autour de 11,56 € et 10,96 € et une résistance proche entre 12,4 € et 13,7 €.

  • Dépréciation de plus de 57 % sur un an et un repli de plus de 65 % sur 5 ans.
  • Volatilité élevée avec la pire séance en 20 ans enregistrée en octobre 2023 (-38 %).
  • Ralliement potentiel possible si le titre franchit une résistance clé vers 13 €.

Ce graphique retrace l’évolution du cours sur les 12 derniers mois :

Voir graphique détaillé du cours de l’action Alstom.

Analyse financière et perspectives à court, moyen et long terme

Les résultats du dernier trimestre fiscal montrent une hausse modeste du chiffre d’affaires (+2,6 %) à 4,33 milliards d’euros et une amélioration du carnet de commandes (+5,8 %) à 5,45 milliards d’euros. Toutefois, la situation de trésorerie reste préoccupante avec des flux de trésorerie négatifs attendus sur l’exercice 2023/2024, entre -500 et -750 millions d’euros. Le groupe mise sur un plan de désendettement qui sera détaillé en mai 2024, ainsi que sur la cession d’actifs et l’émission de titres pour assainir sa situation financière.

  • Pressions à court terme : coûts élevés, intégration difficile de Bombardier, taux d’intérêt impactant le financement.
  • Au moyen terme : stabilisation possible en réduisant la dette et en améliorant la génération de trésorerie.
  • À long terme : bénéfices à attendre de l’innovation dans la mobilité durable, électrique et hydrogène, ainsi que du marché mondial croissant du ferroviaire.

Les investisseurs devront donc être patients et bien monitorer les annonces financières et le rythme des cessions d’actifs.

Points clés pour les investisseurs en 2024

  • Valorisation attractive suite à la forte baisse du cours, pouvant représenter un point d’entrée pour les investisseurs long terme.
  • La crainte d’une éventuelle augmentation de capital demeure, ce qui constitue un risque de dilution.
  • Un carnet de commandes solide constitue un atout majeur face à des concurrents comme Siemens ou GE Transportation.
  • L’évolution du marché, notamment les efforts mondiaux pour la décarbonation des transports, favorise Alstom.
  • Nécessité de suivre la stratégie de désendettement et les résultats trimestriels à venir.

Pour une analyse plus approfondie, les intéressés pourront consulter des ressources spécialisées telles que HelloSafe, Café de la Bourse ou encore Boursorama.

Une actualité dynamique avec des commandes d’ampleur confirmées en 2024

En ce début d’année 2025, Alstom a officialisé plusieurs commandes importantes, dont un cadre-cadre majeur en Allemagne de 3,6 milliards d’euros et un projet de signalisation en Australie à hauteur de 650 millions d’euros, témoignant de la confiance des clients institutionnels. Le chiffre d’affaires pourrait néanmoins subir des effets négatifs liés aux taux de change et à des modifications dans le contrôle de coentreprises.

  • Commande-cadre de 3,6 milliards d’euros en Allemagne renforçant la visibilité des revenus.
  • Projet de signalisation en Australie estimé à 650 millions d’euros, un secteur stratégique face à la concurrence de Thales.
  • Perspectives de marge EBIT ajustée autour de 6,5 % pour l’exercice.
  • Prévision de flux de trésorerie libre légèrement négatif au premier semestre avant amélioration en fin d’année.

Les évolutions de cette entreprise sont suivies avec attention aussi par des sites comme Investing.com ou Les Echos Investir, qui délivrent analyses et consensus récents.

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